EMDR et mouvements oculaires : ce qu'il faut savoir avant de se lancer
Comme vous le savez, au sein de mon cabinet, je pratique plusieurs techniques psycho-corporelles que j'adapte aux besoins identifiés des personnes que j'accompagne. Parmi elles, une technique a le vent en poupe : l'EMDR et, plus largement, les techniques de mouvements oculaires (dont l'IMO). Comme beaucoup de nouvelles techniques aux effets surprenants, elle intrigue et suscite beaucoup de croyances et de malentendus.
Je vous en livre ici quelques-unes :
« C'est comme l'hypnose. » Non. Même si les deux approches peuvent se ressembler en apparence, vous restez conscient·e tout au long de la séance, vous décrivez ce que vous observez et vous pouvez vous arrêter à tout moment.
« Ça efface les souvenirs. » Non. Le souvenir demeure, mais il perd sa charge émotionnelle. Une personne qui revivait un accident avec la même peur au ventre peut s'en souvenir ensuite comme d'un fait passé, sans que son corps réagisse.
« C'est juste bouger les yeux. » Les mouvements ne sont qu'une partie du processus. Le travail suit un déroulé précis : choix de la cible, évaluation du ressenti, stimulations, retour au calme. Ce cadre sécurise l'accompagnement, surtout quand une émotion forte remonte.
« C'est réservé aux grands traumatismes. » Les preuves scientifiques de l'EMDR concernent surtout le stress post-traumatique. Dans mon cabinet, je propose aussi cet accompagnement pour des situations de la vie courante : trac avant de parler en public, peur de l'avion ou des examens, souvenirs de moqueries, deuil, honte, colère, culpabilité. Il s'agit alors d'un accompagnement du mieux-être, et non d'un traitement médical.
« Une séance suffit. » Un souvenir simple peut s'apaiser vite. Un vécu plus complexe demande plusieurs séances et souvent un temps de stabilisation préalable.
« Ça convient à tout le monde. » Non. En cas de troubles psychiatriques sévères, de dissociation importante, d'épilepsie ou de période de grande fragilité, un avis médical est nécessaire avant de commencer.
Comment ça marche ?
Plusieurs hypothèses existent (sollicitation de la mémoire de travail, réponse d'orientation, effet proche du sommeil paradoxal), mais le débat scientifique n'est pas clos. Je préfère le dire honnêtement plutôt que d'affirmer une certitude.
Un accompagnement qui s'inscrit dans mon approche
Personnellement, je les intègre à mon travail de sophrologue et sophro-analyste, toujours avec la conscience au service du corps : écoute des ressentis, respect du rythme de chacun·e...
Envie d'en parler ?
Contactez-moi à mon cabinet de Sucé-sur-Erdre, près de Nantes, pour un premier échange, sans engagement.

